Inégalités sociales, de genre et entre générations

Inégalités sociales, de genre et entre générations

Le second axe scientifique d’iPOPs vise à mettre en évidence l’importance des inégalités dans le jeu des interactions entre individus, familles et sociétés.

Selon que l’on est homme ou femme, ouvrier ou cadre, selon que l’on habite au sud ou au nord de l’Europe, ou au‐delà de l’Europe, les parcours de vie diffèrent. Il en va de même des formes d’expression des solidarités. Un « effet de génération » contribue aussi à la construction des inégalités entre individus.

La démographie a toujours considéré le sexe comme une de ses variables de base, et s’est attachée à décrire des différences entre hommes et femmes dans de nombreux aspects de la vie humaine : migration, comportements matrimoniaux, mortalité, etc. Mais la prise en compte systématique des rapports sociaux de genre est indispensable pour mettre en évidence l’ampleur de certaines inégalités et les effets de pouvoir qu’ils impliquent.

Comparer terme à terme les femmes et les hommes comme des entités indépendantes n’est en effet pas suffisant. Une analyse relationnelle et structurelle est menée, qui tient compte de tout ce que les comportements et représentations doivent aux négociations, hiérarchies, conflits et contraintes liés à des rapports de pouvoir asymétriques et aux inégalités de position sociale entre les femmes et les hommes. Une attention particulière sera portée à l’influence du milieu social ou de l’origine migratoire dans la construction des inégalités, particulièrement pour ce qui est de la santé. Dans un contexte de crise, il apparaît de plus en plus nécessaire d’approfondir l’analyse des causes et des mécanismes de ces inégalités, en se centrant plus sur les déterminants sociaux de la santé que sur les maladies elles‐mêmes. iPOPs mettra l’accent sur le lien entre les trajectoires professionnelles et familiales et la santé  et sur la question des évolutions des inégalités de mortalité et de santé.